Le 4 août, 21st Century Business Herald a publié un article intitulé « Pour la prochaine étape de l'expansion à l'international, comment la finance peut-elle accompagner les entreprises chinoises dans leur essor à l'échelle mondiale ? » L'article souligne que Bank of China (BOC) met pleinement à profit ses avantages en matière de présence mondiale et, en s'appuyant sur son mécanisme « un point d'accès unique, une réponse mondiale », s'emploie activement à bâtir un écosystème intégré de services à l'international, multidimensionnel et spécialisé, caractérisé par une coordination étroite, une concentration des ressources et une articulation entre les services à l'intérieur et à l'extérieur du pays. BOC soutient pleinement les entreprises chinoises dans leur expansion à l'international et leur ouverture sur le marché mondial, insufflant ainsi une dynamique financière accrue à l'ouverture sur l'extérieur de haut niveau de la Chine.

Des usines d'Asie du Sud-Est aux centres de recherche et développement en Europe, des ports construits par des entreprises chinoises aux plateformes de commerce électronique transfrontalier qui opèrent aux quatre coins du monde, les entreprises chinoises n'ont jamais été aussi présentes sur la scène internationale.
Selon les données du ministère du Commerce, les investissements directs à l'étranger de la Chine ont atteint USD 174,38 milliards l'année dernière, soit une hausse de 7,1 % en glissement annuel, permettant au pays de se maintenir parmi les trois premiers mondiaux pendant neuf années consécutives. À la fin de l'année dernière, les entreprises chinoises avaient établi plus de 50 000 entités à l'étranger, réparties dans 190 pays et régions du monde.
Derrière cette croissance, la logique de l'expansion internationale des entreprises chinoises connaît une profonde recomposition : elles passent du simple écoulement de produits à un déploiement plus sophistiqué de leurs capacités de production et de leurs activités. Dans ce contexte, la finance n'est plus un simple service d'accompagnement, mais devient le système sanguin qui irrigue et assure la résilience de ce réseau mondial.
À l'aube de la « prochaine étape » de l'expansion à l'international, comment la finance peut-elle passer du statut de « fournisseur de capitaux » à celui de « partenaire créateur de valeur » ? BOC a apporté sa propre réponse.
Le 23 juillet, BOC a organisé à Shenzhen une série d'événements, dont un colloque consacré à son système intégré de services à l'international. En collaboration avec le Conseil de développement du commerce de Hong Kong, China Merchants Group, China National Aviation Holding Corporation Limited et COSCO Shipping, entre autres institutions, BOC a créé l'« Alliance mondiale pour le développement à l'international » (Go-Global Alliance). Parallèlement, elle a publié son offre de services intitulée « Lever l'ancre, un accompagnement tout au long du parcours », conçue pour accompagner les entreprises dans leur internationalisation, proposant de manière ciblée, en fonction des différentes étapes de l'expansion internationale des entreprises, deux solutions de services : « En route » et « Cap au large ».
L'expansion à l'international n'a jamais été une navigation en solitaire. Depuis toujours, BOC rassemble les forces de toutes les parties et tisse un réseau mondial de services afin d'accompagner les entreprises chinoises vers le grand large.
Réussir l'expansion à l'international : de la percée locale au maillage mondial
La première étape de l'expansion à l'international consiste, face à un environnement de marché inconnu, à résoudre avant tout les questions suivantes : d'où viendront les financements, comment les projets seront-ils mis en œuvre et comment appréhender pleinement les politiques applicables ?
Au bourg de Huiguo, dans la ville de Gongyi, au Henan, Mingtai Aluminum est partie d'une seule ligne de production en 1997 pour devenir progressivement l'une des « 500 premières entreprises privées chinoises ». Au début de leur expansion sur les marchés étrangers, le principal obstacle pour les entreprises est souvent le financement nécessaire pour franchir le « premier kilomètre ». La succursale de BOC du Henan a, pour l'entreprise, conçu une solution de financement intégrée sur mesure, constitué une équipe de services dédiée, et accordé un prêt de fonds de roulement de RMB 20 millions afin de l'accompagner dans ses premiers pas à l'international.
Une entreprise publique du secteur nucléaire a également rencontré une situation similaire. Il y a environ dix ans, elle envisageait de faire de Hong Kong son centre régional de gestion et d'exploitation des fonds, afin d'accroître son rayonnement sur les marchés d'Asie du Sud-Est et du monde entier. Cependant, dès le début de son expansion à l'international, elle s'est trouvée confrontée à un contexte marqué notamment par la hausse des taux d'intérêt, et le besoin urgent de lever des fonds pour ses projets s'est imposé à elle.
Bank of China (Hong Kong), en coordination avec les entités de BOC implantées en Asie du Sud-Est, a mis en œuvre efficacement, grâce à un mécanisme de services intégrés, des prêts syndiqués, des prêts relais, des financements accordés à l'étranger sous garantie en Chine, ainsi que des opérations de refinancement. En outre, les produits et services complémentaires de gestion de trésorerie, de préservation et de valorisation des fonds ont été fournis, contribuant efficacement aux investissements et à l'exploitation de projets d'énergie propre de cette entreprise dans des pays d'Asie du Sud-Est tels que la Malaisie et le Laos.
Cela montre que, pour les entreprises chinoises, la première étape de leur expansion à l'international » consiste non seulement à lever les barrières réglementaires et culturelles, mais aussi à établir des connexions entre les différents systèmes financiers. C'est précisément là que réside la valeur d'un réseau mondial de services.
À l'heure actuelle, les entités de BOC implantées à l'étranger couvrent 64 pays et régions, faisant de BOC la banque chinoise présentant le plus haut degré d'internationalisation. Grâce au mécanisme et à la plateforme « un point d'accès unique, une réponse mondiale », BOC permet aux entreprises, au début de leur expansion à l'international, de « régler leurs affaires sans quitter le pays ».
Lorsqu'une entreprise d'électroménager du Zhejiang a entrepris pour la première fois de s'implanter en Thaïlande, la succursale de BOC du Zhejiang, en coordination avec la filiale thaïlandaise de BOC, a fourni à l'entreprise des conseils personnalisés pour répondre à ses interrogations — notamment sur la planification économique locale, les politiques d'investissement, les avantages fiscaux, la gestion de la main-d'œuvre et le régime des exportations — et l'a assistée dans des opérations telles que l'ouverture de comptes de capital et les transferts de fonds.
« Bien que nous ne soyons pas allés en Thaïlande, grâce au rôle d'intermédiaire joué par BOC et aux conseils personnalisés, nous avons eu l'impression d'avoir nous-mêmes fait un voyage en Thaïlande. » Ce sentiment est devenu une expérience commune à de nombreuses entreprises après leur expansion à l'international.
Si les petites et moyennes entreprises ont besoin de la finance pour surmonter le premier obstacle de leur expansion à l'international, les grands projets à l'étranger, eux, en font une condition vitale.
Au quatrième trimestre 2024, alors que le prêt syndiqué destiné au projet de mine de fer de Simandou, en Guinée, était encore en cours de montage, BOC a été la première à accorder un prêt destiné aux travaux de construction préliminaires.
Situé en Amérique du Sud, le port de Chancay, au Pérou, constitue un projet majeur pour la coopération sino-péruvienne dans le cadre de la construction conjointe de l'Initiative « la Ceinture et la Route ». Il s'agit du premier port intelligent d'Amérique du Sud. L'investissement total du projet dépasse USD 3,5 milliards, dont environ USD 1,3 milliard pour la première phase des travaux. Face à ce besoin de financement colossal, BOC a pris la tête du montage d'un prêt syndiqué, garantissant ainsi l'achèvement et la mise en service du port dans les délais prévus.
Ce type de projet à l'étranger se caractérise souvent par des investissements de grande ampleur, de longues périodes de construction et la participation d'acteurs multiples, tandis que la période de récupération des fonds peut s'étendre sur plusieurs décennies. Un employé de BOC explique : « Parmi les projets que nous finançons, nombreux sont ceux dont la durée des prêts dépasse dix ans. La préparation du projet en Guinée a commencé il y a plus de dix ans. »
Lorsque des entreprises chinoises entreprennent à l'étranger des projets d'infrastructures et d'ingénierie, un simple document bancaire attestant d'une ligne de crédit s'apparente à une « preuve tangible de solidité » présentée à leurs partenaires. Ces dernières années, BOC n'a cessé d'apporter son soutien sous forme de garanties à la « construction chinoise » et aux « produits fabriqués en Chine », assurant la bonne mise en œuvre de nombreux projets d'infrastructures majeures et de projets « petits mais beaux » menés dans le cadre de la mise en œuvre conjointe de l'Initiative « la Ceinture et la Route ». En 2025, les garanties bancaires émises par les institutions de BOC en Chine en faveur des pays partenaires de cette initiative ont totalisé USD 17,634 milliards, couvrant plus de 140 pays et régions.
De l'implantation d'usines à l'étranger au déploiement de chaînes industrielles transfrontalières, en passant par la réalisation d'innombrables projets d'infrastructures dans le cadre de la construction conjointe de l'Initiative « la Ceinture et la Route », cette conquête de nouveaux horizons commence par l'audace des entreprises, mais ne peut se passer de l'accompagnement de la finance.
S'implanter dans les marchés locaux : construire un écosystème de financement transfrontalier disponible en permanence
Une fois ces nouveaux horizons atteints, la véritable épreuve ne fait que commencer.
La diversité des règles de marché, des systèmes financiers et des environnements commerciaux constitue désormais un nouveau défi pour les entreprises dans leur gestion mondialisée. Efficacité des paiements, fluctuations des taux de change, rotation des fonds, exigences de conformité… des problèmes apparemment mineurs mais qui déterminent souvent la capacité d'une entreprise à poursuivre son activité à l'étranger et à s'y développer durablement.
Le premier enjeu est celui du risque de change. Si une entreprise ne couvre pas ses positions en devises, les pertes résultant des fluctuations des taux de change lors de la conversion des devises peuvent représenter plusieurs points de marge durement acquis grâce à ses activités.
Une entreprise chinoise de premier plan dans le secteur des moteurs électriques a ainsi été confrontée à un défi de cet ordre.
Cette entreprise cotée en bourse exporte ses moteurs électriques et ses ventilateurs de précision vers des marchés tels que l'Amérique du Nord et l'Europe, ses recettes d'exportation étant principalement libellées en USD et en EUR. En raison du montant relativement faible mais du nombre élevé de ses commandes, ainsi que de délais de paiement généralement compris entre 30 et 90 jours, l'entreprise perçoit chaque mois des recettes continues en devises étrangères et se trouve donc exposée à un certain risque de change.
La succursale de BOC du Jiangsu a élaboré, en tenant compte de la structure des commandes de l'entreprise et de l'historique de ses encaissements, une solution de gestion du risque de change. Pour les commandes présentant un degré élevé de certitude, elle a privilégié une couverture centralisée, en recourant à des opérations à terme pour verrouiller le taux de change ; pour les recettes futures présentant davantage d'incertitudes, elle a mis en place une stratégie de couverture échelonnée et renouvelée en fonction du cycle d'encaissement, afin de réduire l'impact des fluctuations des taux de change tout en aidant l'entreprise à conserver sa flexibilité opérationnelle.
Pour les entreprises qui se tournent vers les marchés mondiaux, les services financiers ne se limitent plus depuis longtemps à un soutien en capitaux, mais constituent un ensemble de capacités permettant d'accompagner les entreprises tout au long de leurs cycles d'exploitation à l'étranger.
Un leader chinois du secteur des véhicules à énergie nouvelle a mis en place un réseau mondial de vente et de services, avec des fonds répartis dans différents pays, et avait besoin d'assurer efficacement la circulation de ses capitaux à l'échelle mondiale afin de soutenir son expansion à l'étranger.
Dans le modèle traditionnel, les transferts transfrontaliers sont longs et les coûts liés à l'immobilisation des fonds élevés. Mais BOC, s'appuyant sur ses atouts en matière de présence mondiale, a aidé ce constructeur automobile en lançant une « solution de pool de trésorerie régional multicouche disponible en permanence », dont la première phase a déjà été mise en œuvre en Europe. Concrètement, BOC s'affranchit des décalages horaires et met en place un mécanisme d'appariement point à point : au début de chaque journée ouvrée en Europe, le compte principal à Hong Kong transfère automatiquement et avec précision des fonds vers l'Europe. À l'approche de la fin de la journée ouvrée en Europe, les excédents de trésorerie des différentes régions du continent sont automatiquement centralisés sur le compte principal à Hong Kong pour générer des revenus sur les soldes, créant ainsi une chaîne de trésorerie efficace et en circuit fermé.
Pour la prochaine étape de l'expansion à l'international, s'enraciner sera plus important encore que d'arriver à destination. Les services financiers évoluent également, passant de la réponse aux besoins immédiats à l'accompagnement des entreprises dans leur intégration à l'écosystème mondial.
De la préparation de l'expansion à l'international, avec les études de marché, l'interprétation des politiques et les conseils en matière de conformité, à la phase d'implantation, avec les crédits transfrontaliers, les services de règlement et la couverture contre le risque de change, puis à la phase d'exploitation à l'étranger, avec la gestion des comptes, le financement de la chaîne d'approvisionnement et les pools de trésorerie transfrontaliers, BOC fournit, tout au long du cycle de vie des entreprises, des services intégrés allant du « financement » à l'« apport d'expertise ».
Déployer une vision globale : l'autonomisation par la finance en résonance avec l'internationalisation du RMB
En octobre dernier, le Livre blanc sur les services financiers à l'intention des entreprises en expansion internationale, publié par BOC, identifiait trois besoins fondamentaux pour les entreprises dans leur développement mondialisé : l'optimisation de l'allocation des ressources à l'échelle mondiale, le renforcement de leurs capacités d'exploitation localisée à long terme, et la garantie de la sécurité de leurs actifs et de leurs droits et intérêts à l'étranger.
À mesure que les entreprises chinoises s'engagent dans les « eaux profondes » de la mondialisation, les institutions financières doivent elles aussi devenir des « acteurs à part entière », qui connaissent mieux les secteurs et les marchés.
Le développement de Fisher & Paykel, filiale de Haier, illustre précisément cette tendance.
Fisher & Paykel, marque phare du haut de gamme de Haier, devait achever le déploiement mondial de ses capacités de production. De l'augmentation des capacités des lignes de production à l'évolution technologique, en passant par la localisation de la chaîne d'approvisionnement, chaque maillon nécessitait une articulation précise de la chaîne de financement. C'est précisément à ce moment-là que BOC s'est intégrée à la stratégie mondiale de Haier. En réponse aux besoins de Fisher & Paykel en matière de financement des achats de matières premières, d'importation d'équipements et de développement sur les marchés locaux, BOC a élaboré une solution financière intégrée couvrant les opérations en devises locales et étrangères ainsi que les activités sur les marchés intérieur et extérieur. Cette solution a contribué à la construction de nouvelles lignes de production intelligentes et à la modernisation du centre de recherche et développement, consolidant davantage la position mondiale de Fisher & Paykel dans le secteur des équipements de cuisine haut de gamme. En outre, BOC a accompagné Haier Group dans l'acquisition des activités d'électroménager de General Electric aux États-Unis, permettant au groupe de passer du statut de « marque chinoise d'électroménager » à celui de « leader de l'écosystème mondial de l'électroménager ».
À un niveau plus profond, l'étendue de la mondialisation des entreprises reflète l'influence financière d'un pays. Aujourd'hui, le déploiement mondial des entreprises chinoises ouvre une nouvelle fenêtre stratégique pour l'internationalisation du RMB.
Pour les entreprises, utiliser le RMB pour les règlements transfrontaliers, la tarification des investissements et la gestion de trésorerie présente un triple avantage : réduire les inadéquations de change, diminuer les coûts de transaction et améliorer l'efficacité de l'allocation des ressources.
BOC est précisément le « connecteur » de cette stratégie. À l'heure actuelle, 46 de ses établissements nationaux et internationaux, sont des participants directs au système de paiement interbancaire transfrontalier (CIPS). Parmi les 41 banques de compensation en RMB dans le monde autorisées par la Banque populaire de Chine, BOC en compte 19, se classant au premier rang du marché.
Les cas concrets sont les meilleures illustrations. En Ouzbékistan, BOC a soutenu, au moyen d'un prêt transfrontalier en RMB, une entreprise du secteur des infrastructures énergétiques dans la construction d'une centrale de stockage d'énergie. Le projet facture l'électricité en RMB, assurant ainsi une correspondance entre la devise des recettes et celle du financement, ce qui élimine le risque de change.
En Asie du Sud-Est, un constructeur chinois de véhicules à énergie nouvelle s'était trouvé confronté à des coûts de change élevés et des fluctuations des taux de change liés aux règlements en USD. Bank of China (Hong Kong), s'appuyant sur les avantages liés à son statut de banque de compensation en RMB, a soutenu le constructeur dans la mise en place, sur le marché local, d'une chaîne complète de règlements en RMB entre BOC, le constructeur automobile et le distributeur général, afin de protéger la sécurité des fonds et de réduire les coûts liés au change et à l'exploitation.
L'histoire de l'expansion à l'international des entreprises chinoises est aussi celle d'une finance qui a grandi à leurs côtés pour les accompagner. Des premiers jours où elle suivait le mouvement, aux innovations d'aujourd'hui où elle court aux côtés des entreprises, voire les devance, BOC a pleinement exploité ses atouts en matière de présence mondiale pour construire un pont solide entre les marchés financiers transfrontaliers, ouvrant ainsi une voie toujours plus large vers une expansion internationale stable et durable.
Source : 21st Century Business Herald
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